CePiCOP - 21.04.2026 - Protection de l’escourgeon : les premières barbes sont là !

Céréales
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La majorité des escourgeons a atteint le stade de la dernière feuille déployée (BBCH 39) dans les parcelles du réseau d'observation du CePiCOP.  Sur le terrain, les premières barbes ont commencé à apparaître dans les champs.

Tout comme ces dernières semaines, la pression en maladies sur les escourgeons est globalement faible.  Des pustules de rouille naine sont toutefois bien visibles sur l'avant-dernière feuille de certaines parcelles.  Cette pression semble être plus accentuée du côté de Ath, Béclers, Waremme et Acosse.  L'oïdium est également présent dans certaines parcelles du réseau, dont notamment Lonzée, où il est plus particulièrement visible cette année, mais il reste généralement sur les feuilles du bas.  L'helminthosporiose et la rhynchosporiose sont, quant à elles, peu présentes sur les parcelles du réseau d'observation.

Le traitement « dernière feuille étalée » (BBCH 39) peut être envisagé (si cela n'a pas été fait en même temps que le régulateur) en vérifiant bien que toutes vos feuilles sont bien déployées.

Ce traitement consiste en l'application de plusieurs molécules issues de familles chimiques différentes (mélange de produits commerciaux ou de molécules co-formulées dans un produit unique) :

  • Un triazole (prothioconazole, mefentrifluconazole, tebuconazole ou metconazole), pour contenir la rouille naine (et la rhynchosporiose).
  • Un SDHI (bixafen, fluopyram, fluxapyroxad ou benzovindiflupyr), recommandé pour sa rémanence d'action, renforçant la protection dans la durée.
  • Une strobilurine (pyraclostrobine, azoxystrobine, fluoxastrobine ou trifloxystrobine), utile en complément pour renforcer la lutte contre la rouille naine et l'helminthosporiose.

Si vous avez implanté une variété tolérante et que votre parcelle ne présente pas de symptômes, ajustez votre protection tout en gardant en tête que la rouille naine pourra se développer dans les prochaines semaines.

Nos essais ont également montré l'intérêt d'intégrer des substances à mode d'action multisites, telles que le soufre ou le folpet, notamment dans la gestion de la ramulariose.

Enfin, en cas de forte pression d'oïdium encore visible sur votre parcelle, privilégiez l'usage de molécules spécifiques telles que le cyflufénamide, métrafenone, fenpropidine, spiroxamine ou soufre, reconnues pour leur efficacité ciblée sur ce pathogène (voir l'avis du 7/04/26).

Les produits agréés sont disponibles sur Phytoweb (ou dans les pages jaunes reprises sur le site : https://www.centrespilotes.be/cp/cepicop/cereales/produits-autorises/ ).

Groupe « maladies » A. Nysten


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